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Jean-Michel Scheuren, un smark man inspiré par la nature

"Mon inspiration je la trouve dans le biomimétisme"

Laisser de l’espace à l’innovation; voir les possibles, les concepts, les projets… laisser faire l’inspiration; puis, explorer les chemins pour les concrétiser et accompagner les autres dans cette exploration.

Je ne suis pas un chercheur. Je suis un catalyseur…  une sorte d’explorateur « à l’envers ». Tout petit déjà, à l’âge de 4 ou 5 ans, dans la cuisine, j’assemblais les différentes saveurs, avec essais-erreurs, jusqu’à trouver CELLE que j’avais imaginée.

 

Inquiet pour mes enfants et pour l’humanité confrontée à l’ampleur des défis à relever dans les prochaines décennies pour surmonter les turbulences d’un monde flirtant avec les limites physiques de notre planète, je suis par ailleurs extrêmement enthousiaste quant à notre capacité à ré-inventer et construire un modèle de société compatible avec et au service de notre maison, la Terre.

 


Inspiration

Mon inspiration je la trouve dans la nature, dans le biomimétisme.  Avec ses 3,8 milliards d’années d’évolution, le monde du vivant nous offre une bibliothèque presque infinie de formes, de matériaux,  de procédés et de modèles d’organisation. Une source intarrissable d’inspiration, « d’innovations », où toutes les solutions aux enjeux sociétaux actuels sont simplement présentes sous nos yeux, dans le monde du vivant : il suffit d’un peu d’humilité et d’un regard différent.   

Après un parcours professionnel dans la recherche, puis les energies renouvelables comme sales marketing et dans le conseil, je concrétise mon approche « exploration » avec la volonté de vivre et de matérialiser mes propres convictions dans l’application du biomimétisme au travers du projet Novobiom.

Exploration

Novobiom trouve son origine dans l’analyse de la dynamique des écosystèmes et la manière dont on peut s’en inspirer pour concevoir des approches innovantes à la restoration des sites et sols pollués.  Acteurs-clés dans cette dynamique, les champignons, les chimistes et les recycleurs du vivant sont capables de dégrader les polluants les plus complexes tout en nourrissant le sol. C’est ce qui a inspiré le projet Novobiom. Avec une autre biomimétitienne aguerrie (Caroline Zaoui), nous nous sommes lancés dans la traduction de l’inspiration en solution concréte, faisant le pont entre le monde académique pour la recherche, le monde du génie civil pour le travail de décontamination et l’agro-industrie pour la production des champignons. A ce jour, après 3 ans de R&D et des résultats très encourageants à moyenne échelle, nous entamons la prochaine étape de l’upscaling et de l’industrialisation de notre technologie, véritable alternative au traitement thermique d’une pollution historique.

A travers mes expériences, je rencontrais des innovateurs mais seuls avec leurs innovations, des académiciens ne travaillant pas toujours dans leur domaine d’expertise, des personnes en inadéquation avec leur travail ; je constatais  que la Belgique regorge de ressources inexploitées (bâtiments, capitaux,...). Mon chemin croisa alors celui du projet Hackistan. Hackistan (« stan » pour pays et « hack » pour solutions intelligentes) : un projet intégrant tous ces talents, qui tour à tour s’impliquent dans des projets, au sein d’espaces de coworking, d’incubateurs ou de fablabs entre autres, pour proposer des innovations de rupture à haut impact sociétal et environnemental. Encore une fois, la nature et son modèle d’exploitation des espaces et des ressources m’inspiraient dans mes contributions au développement de ce projet.

Accompagnement

Toujours motivé par le souci de contribuer aux solutions pour notre planète et avec l’envie de partager avec d’autres mes expériences et inspirations pour construire la société de demain, au-delà de mes projets propres, dans le cadre de Shift21, j’aide les entreprises à accélerer leur processus de transition vers une économie plus circulaire et réparatrice. Je suis convaincu que la durabilité est un game changer et que le changement se fait, non par peur ou nécessité, mais plutôt par la volonté de créer des organisations plus rentables et résilientes.


A propos de Jean-Michel

 


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